Après deux grands disques de musique sacrée (le Requiem de Verdi et le Stabat Mater de Rossini), Antonio Pappano enregistre la 2e symphonie de Rachmaninov. La plus célèbre symphonie du compositeur russe prend toute sa dimension épique à travers la direction pleine de panache de Pappano, l’Orchestre de l’Académie Sainte Cécile de Rome répondant à chaque demande avec vivacité et enthousiasme. La filiation avec les symphonies de Tchaïkovski se sent à chaque instant : grandes masses orchestrales, envolées lyriques (qui n’est pas la moindre des qualités des compositeurs russes), thèmes magistraux développés et étirés à l’extrême, et une ampleur phénoménale. La longue ouverture est suivie du célèbre scherzo avec ses rugissements de cuivres et son rythme endiablé, puis par un adagio plus lyrique (solo de clarinette), et enfin l’Allegro vivace du 4e mouvement triomphal clôt la symphonie.
En complément de programme, une page plus rare : le Lac enchanté d’Anatoli Liadov (1855-1914), qui fut l’élève de Rimski-Korsakov puis le professeur de Prokofiev, et est resté assez peu connu du grand public malgré quelques compositions de toute beauté.



