Les enregistrements du Guillaume Tell de Rossini sont rares. Créée à l’Opéra de Paris en 1829, l’œuvre contient une des pages les plus populaires du répertoire avec la célébrissime ouverture, cheval de bataille de tout chef d’orchestre qui veut briller. Rarement joué, cet opéra met en musique le destin du célèbre rebelle suisse. Il demande un casting de solistes de premier plan, tant les rôles sont difficiles. Le chef d’orchestre Antonio Pappano est à l’origine de la série de concerts donnés à Rome avec l’Orchestre de la Santa Cecilia durant l’hiver 2010, et qui connurent un succès retentissant. Dominée par le baryton basse canadien Gerald Finley dans le rôle-titre, l’équipe de solistes comprend également John Osborn, un des rares ténors capable aujourd’hui de chanter les aigus redoutables de son grand air. La jeune soprano suédoise Malin Byström sera une révélation pour beaucoup, dans son air célèbre « Sombre forêt ». L’enregistrement live restitue merveilleusement l’engagement des artistes et nous offre enfin LA référence moderne de Guillaume Tell dans sa version française originale.



Un florilège de femmes marquées au sceau du destin...

Dommage que cet enregistrement de Guillaume Tell omette le trio des chalets et la prière d’Edwige au quatrième acte.