Coffrets : 5 nouveautés ICON + Les chefs-d’œuvre du 19e siècle

9 octobre 2009

  • Paru le 12 octobre 2009 |
  • Référence :
 

5 COFFRETS ICON

La collection EMI Classics Icon a pour vocation de réunir en un même coffret l’ensemble des gravures réalisées pour la firme britannique par les plus grands artistes. Cinq nouveaux coffrets sont proposés cet automne : deux chanteurs, trois violonistes, un chef. Honneur à l’aîné d’entre eux : le chef d’orchestre britannique Leopold Stokowski (1882-1977), de père polonais, de mère irlandaise et naturalisé américain, fut notamment à la tête de l’illustre Orchestre de Philadelphie, puis du Symphony of the Air et du Hollywood Bowl Orchestra. Ce coffret de 10 CD reprend les gravures réalisées pour Capitol Records : tout le grand répertoire symphonique des XIXe et XXe siècles y est représenté, avec en prime nombre d’arrangements signés Stokowski d’œuvres de Bach, Frescobaldi, Cesti, Gabrieli ou Palestrina ! De quelques années plus jeune, le ténor autrichien Richard Tauber (1891-1948) fut l’une des voix les plus radieuses de l’entre-deux guerres – Richard Strauss le choisit pour chanter Mozart lors du premier Festival de Salzbourg, en 1922 , de même qu’il chanta Calaf lors de la création viennoise de Turandot. Pour la postérité, sans doute restera-t-il celui qui inspira à Franz Lehár ses plus beaux succès dans le domaine de l’opérette : Le Tsarévitch ou Le Pays du sourire (qu’il chantera plus de sept cents fois !) – la diversité du répertoire, en allemand et en anglais, de ce coffret hommage de 5 CD en laissera plus d’un pantois… Troisième et dernière voix (7 CD), leur cadette emportée prématurément : la soprano slovaque Lucia Popp (1939-1993), mozartienne et straussienne d’exception, aussi à l’aise dans l’opéra classique et romantique, voire plus tardif et notamment slave – et même baroque : un album est consacré à Haendel –, le lied (Schubert, Mahler) et l’opérette. La grâce et la pureté vocale incarnées. Côté violonistes, c’est le grand écart. Nathan Milstein (1903-1992) – 8 CD – fut l’un des plus grands maîtres du siècle écoulé. Ses Sonates et Partitas pour violon seul de Bach passent pour les plus accomplies de la discographie, cependant que la grandeur de ses interprétations concertantes défie le temps : des romantiques (Beethoven ou Mendelssohn, Brahms, Tchaïkovski, Saint-Saëns) à ses propres contemporains (Glazounov, Prokofiev) en passant par des maîtres baroques et classiques réinventés (Haendel, Tartini, Mozart) et, pour faire bonne mesure, l’indispensable florilège de transcriptions, témoignant d’une musicalité inouïe en toutes circonstances. À Milstein répond ici l’un des duos d’archets a priori les plus improbables mais dont on ne pourrait imaginer aujourd’hui qu’il n’ait pas existé : Stéphane Grappelli (1908-1997) et Yehudi Menuhin (1916-1999), à la jonction entre liberté jazzy, mi-parisienne mi-manouche, et violon « savant ». À la suite de leur rencontre en 1971 pour la télévision britannique (chacun très impressionné par l’autre, Menuhin plus encore que Grappelli, le musicien classique se montrant fasciné par le génie du musicien de jazz et improvisateur), ils gravèrent en plusieurs albums 86 songs ici réunis en 4 CD, dont quelques pages de Grappelli lui-même, jouées par Menuhin avec Grappelli… au piano.

19TH CENTURY MASTERPIECES
Pari un peu fou que de vouloir illustrer, dans un ordre strictement chronologique et presque année après année, l’intégralité du XIXe siècle en musique : c’est pourtant ce que propose ce coffret de 17 CD, d’un Beethoven de trente ans jusqu’à la Nuit transfigurée de Schoenberg. Sont ici représentés les répertoires symphonique, concertant, soliste (instruments) et lyrique (extraits d’Aïda, Boris Godounov et La Bohème en plus de nombreuses ouvertures), pour un programme essentiellement « profane » – la musique sacrée n’est évoquée qu’à travers le sublime Requiem de Fauré.

 

Contenu relatif

 

Commentaires

POSTER VOTRE COMMENTAIRE

  1.