Trois nouveaux titres « seulement » pour la collection La Voix de son Maître, mais quels titres ! Munch dans une gravure historique ouvre la voie à Plasson, l’opérette refermant le ban avec un survol couvrant presque cinquante années d’enregistrements.
Berlioz : Il est rare que le disque se fasse témoin de la naissance d’une formation aussi prestigieuse que celle de l’Orchestre de Paris. L’enregistrement de cette Symphonie fantastique de Berlioz par la jeune phalange parisienne, précède de quelques jours son premier concert donné en novembre 1967. A la baguette, un jeune homme de 80 ans, Charles Munch enflamme l’un de ses derniers disques : plus qu’une grande version de la Fantastique, un moment d’histoire.
Verdi : Le deuxième titre (1996) reprend une gravure du Requiem de Verdi réalisée en l’église de la Daurade à Toulouse par Michel Plasson et son Orchestre du Capitole, avec notamment Julia Varady et Felicity Palmer. Merveilleusement équilibrée, cette version présente le rare avantage de loger dans un seul CD.
Opérette : » L’opérette est une fille de l’opéra-comique qui a mal tourné. Mais les filles qui tournent mal ne sont pas toujours sans agrément» écrivait Camille Saint-Saëns. La truculence, la verve, la drôlerie, bref la fantaisie sont au rendez-vous de ce florilège de musique légère, servie par de très grandes voix, Mady Mesplé en tête, mais aussi Régine Crespin, Jessye Norman ou … Yvonne Printemps.



