Sigismondo d’India est l’un compositeurs italiens majeurs de la première moitié du XVIIe siècle, spécialiste de la monodie. Le ténor Nigel Rogers s’est quant à lui affirmé à partir des années soixante comme l’un des interprètes les plus convaincants de la musique vocale italienne du baroque naissant, et fut le membre fondateur de l’ensemble de musique ancienne Studio der Frühen Musik. Enregistré en 1990, le programme de ce disque demeure l’une des sélections les plus généreuses et idiomatiques d’un répertoire aussi mystérieux que fascinant. Rogers y est accompagné par deux des meilleurs joueurs de continuo de leur génération : le luthiste Paul O’Dette et le harpiste Andrew Lawrence-King. Nigel Rogers se montre aussi à l’aise dans l’émouvante simplicité de « Torna il sereno Zefiro » que dans la bonne humeur contagieuse de « Pallidetta qual viola », sur un texte de Ferranti, ou dans l’intensité émotionnelle des lamentos d’Orphée et de Jason, sur des textes écrits par d’India lui-même. Plongez-vous avec cet enregistrement aux racines de la musique classique européenne.



