Pour son ultime livraison, les prestigieux Great Recordings of the Century proposent dix derniers titres, trésors de l’histoire de l’interprétation musicale d’une richesse et d’une diversité fidèles à l’esprit de cette collection sans rivale. Le titre le plus ancien fait revivre les gravures réalisées à Milan en 1902-1904 par Enrico Caruso : répertoire essentiellement italien, complété de Massenet et Bizet dans la langue de Verdi, où l’on relève la présence de Mascagni et de Cilea accompagnateurs ! Parmi les grands anciens figurent également les Concertos Brandebourgeois de Bach réinventés, juste après Cortot à Paris, par Adolf Busch et ses Busch Chamber Players (1935-1936), gravures qui à l’écoute semblent toujours d’une étonnante modernité. Les autres titres font entendre Sir John Barbirolli dirigeant Strauss et Mahler (1967) ; Samson François dans les Polonaises de Chopin (1966-1969) ; un album Messiaen réunissant une célèbre version du Quatuor pour la fin du temps, avec Gervase de Peyer (clarinette) et Michel Béroff, et Chronochromie par Antal Doráti et la BBC (1964, 1968) ; un non moins célèbre couplage Mozart et Bruckner par Daniel Barenboïm au tournant des années 70 ; Les Vêpres de la Vierge de Monteverdi sous la houlette d’Andrew Parrott, avec notamment Emma Kirkby et Nigel Rogers (1984), véritable tournant historique dans la discographie de cette œuvre unique ; les inimitables Nozze di Figaro (1955) de Mozart sous la baguette du grand chef italien Vittorio Gui (1885-1975), vivant reflet d’une production du Festival de Glyndebourne où Graziella Sciutti et Sesto Bruscantini rivalisent d’esprit en Susanna et Figaro face à Sena Jurinac et Franco Calabrese en Comtesse et Comte Almaviva – avec en guise d’entractes les Symphonies n°38 & 39 ; enfin un double hommage à Puccini pour refermer l’année du 150ème anniversaire de sa naissance : Madama Butterfly dans l’illustre version gravée en collaboration avec la Scala par Callas et Karajan en 1955 et une intégrale de Il trittico réalisée à l’Opéra de Rome entre 1955 et 1958, avec notamment l’immense Tito Gobbi et Victoria de los Angeles à l’apogée de son art.



