Avec en tête d’affiche les plus célèbres contre-ténors du moment – ceux-là même qui ont fait le succès du Sant’Alessio de Landi avec William Christie : Philippe Jaroussky et Max Emanuel Cencic (DVD Virgin Classics), voici ressuscité l’un des opéras injustement méconnus de Haendel : Faramondo. Discrédité par un livret maintes fois mis en musique (et mutilé) d’après Faramond, ou l’histoire de France (1661) de Gautier de Costes, sieur de la Calprenède, le Faramondo de Haendel fut créé en 1738 à Londres avec le castrat Gaetano Majorano, dit Caffarelli, dans le rôle titre – ici repris par Max Emanuel Cencic. Le succès ne fut pas au rendez-vous et l’œuvre immédiatement éclipsée par le triomphe d’un autre ouvrage de Haendel, Serse – toujours avec Caffarelli. Haendel croyait en sa musique et fit aussitôt publier Faramondo par souscription. Cet ouvrage délaissé revit aujourd’hui, sur le vif (Caen le 3 mars 2009, Vichy le 6 et Lausanne le 9, et dans des extraits le 4 mars à Paris à la Salle Gaveau) comme au disque, cette musique de première grandeur (3 CD pour le prix de deux) étant ici magnifiquement servie par le Coro della Radio Svizzera Lugano et I Barocchisti, tous dirigés par Diego Fasolis.
Maxim Vengerov - Paris, TCE
Beethoven : Concerto pour violon, Symphonie n°3 - Ensemble Orchestral de Paris




