Le 14 avril 1759 – il y a exactement 250 ans – s’éteignait à Londres il care Sassone : Georg Friedrich Haendel. Pour commémorer cet anniversaire, Virgin Classics a puisé dans son catalogue d’une incomparable richesse pour agencer le plus grand opéra italien que Haendel … n’a jamais composé – un opéra imaginaire. Pour cet anthologique Opera immaginaria, Virgin Classics a demandé à Ivan A. Alexandre (qui a signé en mars 2009 une très évocatrice mise en scène d’Hippolyte et Aricie de Rameau au Capitole de Toulouse), musicologue et grand connaisseur de Haendel notamment, de réunir les plus belles pages du plus londonien des musiciens allemands. Vaste fresque en trois parties, l’œuvre ainsi constituée emprunte aux plus fameux opéras de Haendel : Arminio, Teseo, Fernando, Amadigi, Alcina, Serse, Ariodante, Giulio Cesare et Deidamia, ainsi qu’à deux de ses oratorios – non pas les plus célèbres, en anglais, mais à ses ouvrages italiens, par un souci évident de continuité dramatique à travers la langue : en l’occurrence Il trionfo del Tempo e del Disinganno et La Resurrezione. Luxe suprême, les formations baroques les plus réputées s’y trouvent réunies, du Complesso Barocco d’Alan Curtis aux Talens Lyriques de Christophe Rousset, du Concert d’Astrée d’Emmanuelle Haïm aux Arts Florissants de William Christie, pour n’en citer que quelques unes. Côté solistes vocaux, le plateau est tout aussi prestigieux dans la mesure où s’y côtoient Natalie Dessay et Ian Bostridge, Joyce DiDonato et Max Emanuel Cencic, Anne Sofie von Otter et Vivica Genaux, Philippe Jaroussky et David Daniels… Un feu d’artifice lyrique ou la quintessence de l’art du plus grand compositeur d’opéras et d’oratorios que le XVIIIe siècle européen ait connu !




