Ce n’est pas un concerto pour piano comme les autres, c’est « le » concerto qui fait rêver presque tous les virtuoses… et provoque des cauchemars chez les autres. Il faut dire que Rachmaninov a tout mis dans son Troisième concerto, à la fois page d’une virtuosité extrême et d’une subtile construction. Il faut une trempe exceptionnelle pour grimper ce sommet et Leif Ove Andsnes est comme chez lui dans cette œuvre au romantisme échevelé : l’ampleur du son, la technique sans faille, la dose indispensable de folie. Pour ce disque, le pianiste norvégien retrouve Antonio Pappano qui l’accompagnait déjà dans l’enregistrement des deux premiers concertos de Rachmaninov. Ensemble, ils offrent une interprétation tout aussi captivante du Quatrième concerto, une œuvre qui montre une image très différente du compositeur russe, perméable même dans ses années américaines aux influences du jazz.




