Encore un récital Haendel ? On croyait avoir tout entendu dans ce répertoire, décliné pour tous les types de voix et dans tous les styles d’interprétation, mais c’était sans compter avec la voix et le talent uniques de Max Emanuel Cencic. Le contre-ténor, dont personne n’a oublié son disque consacré à Rossini, est allé cette fois chercher dans ce trésor inépuisable que sont les opéras de Haendel une poignée d’airs parmi les plus beaux et les plus redoutables. Avec une puissance vraiment exceptionnelle pour un contre-ténor mais tout en finesse, il peut se risquer dans ces morceaux qui demandent une virtuosité hors-pair, réussir aussi bien les appels héroïques comme les plaintes inconsolables. Car ce disque ne se réduit pas à un exercice de voltige vocale, c’est surtout l’art de créer l’émotion qui le rend finalement exceptionnel. Pour le propulser dans cette stratosphère du chant baroque, Max Emanuel Cencic a trouvé chaussure à son pied : explosifs et incandescents, Diego Fasolis et I Barocchisti créent pour lui un arrière plan brûlant. Attention, ce disque risque de vous laisser… sans voix.
Maxim Vengerov - Paris, TCE
Beethoven : Concerto pour violon, Symphonie n°3 - Ensemble Orchestral de Paris



Un florilège de femmes marquées au sceau du destin...
