Il avait provoqué l’enthousiasme avec son enregistrement du Premier concerto pour piano de Brahms, le voici maintenant face au Deuxième, encore plus exigeant, plus divers, plus démesuré. Nicholas Angelich sort agrandi de l’épreuve et s’affirme comme le grand brahmsien de sa génération. Qui d’autre peut montrer aujourd’hui la même palette de couleurs et d’émotions dans les œuvres pour clavier du compositeur ? Toutes les qualités qui ont fait le succès de ses disques Brahms précédents, en solo ou dans la musique de chambre, se trouvent à nouveau dans cette version qui concilie les extrêmes : tendre et puissante, creusée et portée par un souffle épique, lyrique et pudique. Dans cette œuvre aux dimensions vraiment symphoniques, Nicholas Angelich retrouve chez l’orchestre de la Radio de Frankfurt et Paavo Järvi deux partenaires idéaux comme ils l’avaient déjà été pour le Premier concerto. Les Klavierstücke op. 76 sont le complément parfait surtout quand ils sont joués comme ici avec une telle fantaisie.



