Nommé en 2006 à la tête de l’Orchestre de la Radio de Francfort – rappelons qu’il deviendra chef de l’Orchestre de Paris en ouverture de saison 2010-2011 – Paavo Järvi nous offre avec sa prestigieuse formation allemande un programme Mahler insolite. Parallèlement au neuf Symphonies achevées, on dénombre trois mouvements symphoniques isolés ou détachés des Symphonies sous leur forme définitive : Blumine (à l’origine deuxième mouvement de la Première), Totenfeier (ex-mouvement d’introduction de la Deuxième) et l’Adagio initial de la Dixième, seul mouvement véritablement complet de cette ultime Symphonie, inachevée à la mort du compositeur en 1911. Dans ce nouvel album Virgin Classics, Paavo Järvi ajoute à ces trois pages purement mahlériennes un arrangement réalisé en 1941 par Benjamin Britten : What the Wild Flowers Tell Me (« Ce que me content les fleurs des champs »). Il s’agit du deuxième mouvement de la Troisième Symphonie (1896), la plus longue de Mahler, compositeur alors encore peu joué au Royaume-Uni et que Britten, qui devait lui-même diriger la première exécution moderne de Blumine en 1967, souhaitait faire entendre : d’ou cet arrangement, pour orchestre réduit, préservant l’essence de la pièce originale.
Paavo Järvi - Paris, Salle Pleyel
Bernstein, Dubugnon, Prokofiev - Orchestre de Paris, K. et M. Labeque



