L’entendre, c’est tomber amoureux de sa voix. A à peine 30 ans et après trois disques d’or consécutifs, des salles combles, des rappels sans fin… le chanteur que l’on s’arrache aujourd’hui n’est ni soprano ni ténor, mais contre-ténor. Philippe Jaroussky a réussi en moins de 10 ans à rendre populaire cette voix si particulière, qui renvoie à l’âge d’or des castrats aujourd’hui disparus. Avec son timbre unique allié à une musicalité hors pair, il a su se forger une personnalité artistique à part. Son succès est d’autant plus remarquable que son répertoire se situe pour l’essentiel autour de la musique baroque.
Loin d’être grisé par le succès, Philippe Jaroussky est aujourd’hui toujours aussi curieux, toujours à la recherche de nouvelles partitions à partager avec son public. C’est ainsi qu’il a fait découvrir des airs inédits de Vivaldi avec Heroes, le répertoire du castrat « rival » de Farinelli avec Carestini, le portrait d’un castrat, ou les opéras oubliés du plus jeune fils de Bach, Jean-Chrétien, avec la Dolce Fiamma.
Mais qui est cette « voix d’ange » à la tessiture unique, aux aigus si purs et à la virtuosité incroyable ? Des dons pour la musique, Philippe Jaroussky n’en manque pas : avec un premier prix de violon sous le bras, il décide pourtant que le chant est son avenir. Haendel, Vivaldi, Monteverdi, les chefs-d’œuvre de l’opéra baroque deviennent son répertoire. Mais Philippe Jaroussky aime aussi chanter des mélodies françaises des XIXe et XXe siècles et un compositeur contemporain a écrit une œuvre taillée sur mesure pour lui, créée avec l’Orchestre de Paris… en attendant d’autre créations à venir !
A la recherche de nouveaux défis, Philippe Jaroussky rend hommage dans son nouvel album au grand compositeur italien du XVIIIe siècle, Antonio Caldara, injustement oublié et dont il a retrouvé les partitions éparpillées dans des bibliothèques européennes. Pour remettre à l’honneur ces chefs-d’œuvre oubliés, l’ardente Emmanuelle Haïm, à la tête de l’orchestre baroque Concerto Köln l’a rejoint.
Tous les airs sont des premières mondiales. Comme cet infatigable explorateur le confesse, « quand on découvre une musique inédite, c’est un peu comme si on avait un déterré un trésor ».
On retrouvera Philippe Jaroussky dans 3 concerts exceptionnels les 1er , 11 et 17 décembre à Paris au Théâtre des Champs-Elysées.
Philippe Jordan - Paris, Opéra Bastille
Verdi : Aïda - Orchestre de l'Opera National de Paris, Alvarez/D'Intino, Smith/Garcia





Encore une fois un superbe disque ! Merci pour ces petits bijoux toujours magnifiquement illustrés. J’ai hâte d’aller l’entendre en décembre !
Ce disque est envoûtant. Même si la première écoute est un peu surprenante,on y revient et on se laisse charmé.