Le 3 décembre 2008, Piotr Anderszewski donnait dans la grande salle Isaac Stern du mythique Carnegie Hall de New York, à l’angle des 7ème avenue et 57ème rue, un récital ayant fait l’unanimité d’une critique new-yorkaise subjuguée, et qui paraît maintenant chez Virgin Classics. Découvert dans des Variations Diabelli d’anthologie, également filmées par Bruno Monsaingeon – dont la caméra a de nouveau suivi le musicien : diffusion sur Arte le 14 juin à 19 heures (Maestro) et le 15 à 22 h 45 (Musica) pour Piotr Anderszewski en récital à Varsovie et Piotr Anderszewski voyageur intranquille –, Piotr Anderszewski a mis en œuvre durant cette décennie une discographie resserrée, extrêmement sélective et approfondie, à l’image de son jeu dense et réfléchi, aussi éminemment virtuose que fondamentalement mesuré, « intellectuel » mais avant tout poétiquement inspiré. On retrouve dans le programme de ce concert new-yorkais, d’un classicisme réinventé, ses compositeurs de prédilection : Bach et Beethoven, auxquels répondent Schumann à travers son autre Carnaval, dit de Vienne op.26, beaucoup moins connu que l’Opus 9, mais aussi Janáček (Dans les brumes) – dans la droite ligne d’un Szymanowski, ardemment défendu par Anderszewski. Ce double album fait également entendre le premier des bis offerts par le musicien au public américain : Trois chants populaires hongrois. Anderszewski a retrouvé Bach, Beethoven (même Sonate op.110), Janáček (même cycle de 1912) et Schumann (les très rares Études en forme de canon n°1 à 3 pour piano-pédalier, habituellement jouées à l’orgue, dans une adaptation de l’interprète) le 13 mai au Théâtre des Champs-Élysées, concert enregistré par France Musique.
Piotr Anderszewski - Paris, TCE
Bach : 2 Suites anglaises, Schumann : 6 Etudes en forme de canon, 5 pièces 'Chants de l'aube' -



