Electrisants : c’est le premier mot qui vient à l’esprit quand on écoute ces interprétations. Le Quatuor Artemis écrit ici un nouveau chapitre de son intégrale en cours des quatuors à cordes de Beethoven : sans aucun doute, elle fera date une fois finie par la maîtrise technique et la profondeur de la conception. Renouvelant la tradition en lui donnant un nouveau souffle et une nouvelle vigueur, les Artemis se posent désormais en vrais héritiers des Alban Berg. Ce double CD propose quatre chefs-d’œuvre, de l’opus 18 n°2, marqué encore par la rigueur et l’élégance héritées de Haydn et Mozart, aux imposants et sublimes opus 131 et 132, où Beethoven explore ses abîmes psychologiques, en passant par l’opus 59 n°3, l’un des sommets de la période médiane du compositeur. De quoi patienter en attendant le cycle complet de ces œuvres que les Artemis offriront tout au long de la saison 2010-2011 dans le cadre des Concerts du dimanche matin au Théâtre des Champs-Elysées




