Parallèlement à un parcours sans faute de concertiste, de l’enfant prodige à l’éclosion de l’un des plus beaux talents d’aujourd’hui, la violoniste Sarah Chang a construit une discographie EMI Classics allant de Vivaldi aux grands maîtres du XXe siècle, chaque fois accompagnée de chefs parmi les plus réputés de la planète : Sir Colin Davis, Wolfgang Sawallisch, Sir Simon Rattle, James Conlon, Mariss Jansons, Plácido Domingo… Son nouvel album, consacré à deux monuments parmi les plus populaires du répertoire post-romantique, est l’occasion de retrouver un magnifique connaisseur du répertoire germanique : Kurt Masur, ici à la tête de la prestigieuse Dresdner Philharmonie, avec lequel Sarah Chang commença de jouer quand elle n’avait que dix ans. Le Concerto de Bruch est l’un des préférés de la musicienne, l’un des premiers qu’elle ait joués, notamment lors de son audition à la Juilliard School – elle avait cinq ans ! Quant à celui de Brahms, Chang demanda à maintes reprises à Masur s’ils pourraient le donner ensemble, mais le maestro semblait faire la sourde oreille, jusqu’au jour où, sans prévenir, il vint lui dire qu’il la pensait prête pour affronter l’œuvre dans toute sa profondeur : après avoir maintes fois joué Brahms et Bruch en concert, le moment était venu de les graver.
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